Et si votre gouvernance associative avait besoin d’un thermomètre ?
Dans une association, les tensions s’installent rarement d’un coup. Ce sont de petits glissements… une décision prise « entre nous », un·e administrateur·ices qu’on entend plus ou qui disparait, un bureau inchangé depuis dix, quinze ou même vingt ans. Isolément ? Rien d’alarmant. Mais mis bout à bout, ils peuvent épuiser les bénévoles et éloigner l’association de son projet.
Le Gouvernomètre peut vous aider à repérer ces signaux avant qu’ils ne deviennent des crises !
Un outil inspiré du violentomètre
Le principe est emprunté au violentomètre : une règle graduée qui permet de situer des comportements violents, parfois banalisés, sur une échelle allant du plus sain au plus préoccupant. Cet outil a été conçu pour une tout autre réalité, mais sa force est la même : mettre des mots sur ce qu’on ressent/perçoit sans toujours pouvoir le nommer.
A l’instar de l’Inclusiscore, il a été pensé non pas comme un outil de jugement mais comme un levier d’évolution. Il permet d’amorcer un dialogue au sein de son association sur la base d’un constat de points de vigilances ou de risques de dysfonctionnement.
Une échelle en 3 zones
🟢 Gouvernance vivante et apprenante
🟠 Vigilances à traiter
🔴 Risques élevés de dysfonctionnement
Comment l’utiliser ?
Deux façons complémentaires de s’en servir :
- Individuellement. Chaque bénévole ou salarié·e se positionne seul·e, en répondant spontanément : « Où en sommes-nous, selon moi ? » puis propose un dialogue au sein de son asso, ou se tourne vers des professionel·les de l’accompagnement pour en discuter.
- Collectivement. On compare les positionnements au sein du CA ou du bureau. C’est souvent là que l’outil prend toute sa valeur : un·e admin qui place l’association dans le vert pendant qu’un autre la place dans l’orange, c’est déjà un sujet de discussion précieux.
Il ne s’agit pas de chercher des coupables, mais d’ouvrir un dialogue sur des difficultés dont certains membres n’ont parfois pas conscience.
Vous repérez des points de vigilance ? Des solutions existent !
Ce que dit le Gouvernomètre à ceux qui se situent dans l’orange ou le rouge, c’est que vous n’êtes pas seuls. Selon vos besoins, plusieurs types de ressources peuvent être mobilisées et des acteurs peuvent vous accompagner !
Et maintenant ?
- Téléchargez le Gouvernomètre et faites-le circuler dans votre association
- Proposez un temps d’échange au prochain CA pour comparer vos positionnements
- Identifiez une ou deux priorités à travailler
- Contactez-nous pour vous orienter vers les bons interlocuteurs !
La formation, un levier concret pour faire évoluer sa gouvernance
Beaucoup de signaux du Gouvernomètre se travaillent par la montée en compétences : clarifier les rôles, mieux intégrer les nouvelles personnes, animer des débats, partager les décisions, prévenir l’épuisement…
Le portail de formation des bénévoles recense des formations accessibles aux bénévoles, dont plusieurs consacrées à la gouvernance associative (rôle de la gouvernance, responsabilités des dirigeants, animation d’une équipe, renouvellement des instances…). Une porte d’entrée simple pour passer du constat à l’action.
Il recense aussi les formations Certif’Asso qui permet, entre autre, de faire reconnaître et valoriser les compétences acquises dans l’engagement associatif !
Guid’Asso, une porte d’entrée de proximité pour ne pas rester seul
Ces signaux sont également plus faciles à traiter quand on en parle avec quelqu’un d’extérieur : savoir par où commencer, à qui s’adresser, quelle ressource mobiliser.
Le réseau Guid’Asso, rassemble des professionel·les de proximité qui proposent un service d’accueil, d’orientation, d’information et d’accompagnement des associations. Il est gratuit et ouvert à toutes les associations, y compris aux plus petites. La formation vous paraît « trop » ? Rencontrez une personne du réseau Guid’Asso : vous venez avec votre Gouvernomètre, vos zones cochées et vos questions, elle saura vous répondre ou vous orienter vers les réponses voire l’accompagnement adapté.
Demander de l’aide n’est pas un aveu d’échec, c’est un réflexe de bonne gouvernance.
Les associations qui vont bien sont souvent celles qui osent poser leurs questions tôt, avant que les tensions s’installent !




